Bonsoir,
Ci-dessous et ci-joint une invitation à un débat auquel JMB participera mercredi prochain.
Pour prolonger la discussion hors de la boucle ;-)
Jean-François PASCAL
INVITATION
Vous êtes invité à participer à la conférence de présentation de l’ouvrage collectif à paraître :
Psychanalyse de l’antilibéralisme
Les Français ont-ils raison d’avoir peur ?
aux éditions Institut d’Histoire de l’Industrie / Editions Saint-Simon
La conférence aura lieu à l’initiative de Hervé NOVELLI, en présence de Jean-Marie BOCKEL, de plusieurs parlementaires intéressés par la place du libéralisme dans le débat politique contemporain, et avec les auteurs, notamment Pierre MANENT, Jean-Pierre MACHELON, Alain-Gérard SLAMA, Dominique SCHNAPPER, Monique CANTO-SPERBER, Christian STOFFAES, Jean-Miguel PIRE
le mercredi 30 août 2006 de 17h00 à 19h00
à l’Assemblée Nationale
3, rue Aristide Briand à Paris (7ème) salle 1- métro « Assemblée nationale » ou « Invalides ».
Association des Réformateurs
Assemblée Nationale
126, rue de l’Université
75007 PARIS
France et libéralisme :
PSYCHANALYSE POUR UN vrai débat
La France se veut quasi unanimement antilibérale dans un monde devenu libéral. L’antilibéralisme, ce véritable ciment de l’idéologie française, vient à nouveau d’être illustré par le rejet du référendum constitutionnel et du contrat de première embauche censé apporter une réponse à la grave crise du chômage des jeunes. Pourtant, la plupart de ses gouvernements, de gauche comme de droite, conduisent en réalité nombre de réformes inspirées par le libéralisme – à commencer par l’adhésion à l’Europe et à ses règles. Du XVIIIe siècle jusqu’aux origines du XXe siècle, le libéralisme se situait à gauche et incarnait le progrès face aux forces du conservatisme. Aujourd’hui, dans la plupart des pays sauf en France, il est au centre-gauche.
En réalité, inventé par la France lors du Siècle des Lumières, le libéralisme irrigue profondément les racines de notre République, et se distingue de la définition anglo-saxonne, souvent réduite aux enjeux économique.
Le divorce entre l’opinion française et le libéralisme paraît donc relever d’un vaste malentendu qu’il faut dissiper. Que s’est-il donc passé ? De quelles frustrations ce paradoxe est-il révélateur ? Comment le libéralisme, synonyme de la Gauche française jusqu’au début du XXe siècle – et encore aujourd’hui presque partout ailleurs que chez nous - s’est-il trouvé rejeté à la Droite – voire à l’Extrême-Droite de notre échiquier politique ? Comment notre société s’est-elle édifiée un aussi monumental tabou ? Le moment est venu de faire la psychanalyse de cette peur irraisonnée qui gangrène depuis trop longtemps la pensée politique de notre pays.
Le débat proposé à l’Assemblée nationale en présence de Jean-Marie Bockel et de Hervé Novelli, rassemblera les meilleurs spécialistes du libéralisme français. Ils évoqueront leur contribution à un ouvrage collectif proposant une compréhension originale du parcours historique suivi par le libéralisme français.
Dans notre régime constitutionnel, la campagne pour les élections présidentielle et législative constitue le meilleur moment pour lancer un débat susceptible d’associer politiques et intellectuels. Cette journée pourra constituer le point de départ d’une réflexion sur ce qui représente, au fond, un héritage philosophique et politique dont les valeurs sont au cœur de notre démocratie.